THEWAYOF..

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à ne pas finir

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Etat de confusion générale mais subtil

Le travail provocant des Young British Artists, remet en question des thèmes « classiques » comme la morale ou la mortalité mais aussi des thèmes comme celui de l’existence contemporaine.

Cette question de l’existence contemporaine m’intéresse particulièrement. Je lis en ce moment l’homme moderne d’Hannah Arendt. Le travail du groupe YBA’s fait pour moi écho à plusieurs point évoqué dans l’homme moderne. J’ai choisi d’écrire sur « my bed » de Tracey EMIN

Pour pouvoir faire un parallèle entre ces deux artistes, je dois d‘abord évoqué un des points importants de l’homme moderne. Hannah ARENDT décris la politique d’aujourd’hui comme étant tellement différente depuis sa création, qu’elle a entrainé des modifications non négligeable des comportements et des libertés individuelles. D’après ce que j’ai compris du livre, la politique (la polis) au début de son existence en Grèce offrait la possibilité a tous ( ou presque ) de s’exprimer, de discuter librement et surtout de persuader l’autre de ce qui est bon pour la société.

En gros il n’y avait pas de secret, c’était un modèle d’espace public libre, contrairement à aujourd’hui où la politique se définirait plus par le secret comme principe d’opacité. La politique à remplacé la monarchie. La politique est devenue le pouvoir; un pouvoir secret. Ce pouvoir silencieux à conduit au silence de la population, plus un désintéressement de la vie publique et une liberté presque uniquement d’ordre privée.

« My bed » de Tracey EMIN, est pour moi une représentation contemporaine de ce que décrit Hannah ARENDT. Cette installation représente un lit défait et tachés, Autour il y traine mégots, préservatifs usagées, alcool, test de grossesse et déchets presque en tout genre. C’est le lit de l’artiste. Elle y a passé plusieurs jours après une rupture. Le pourquoi de cette création n‘est finalement pas très importante mais c’est surtout pourquoi éprouve-t-elle le besoin d’exposer son intimité? Pour moi cela relève d’une frustration, bien plus grande que celle d’une blessure sentimentale, mais carrément une tentative de se libérer des frustrations qu’impose une politique ou les libertés individuelles sont cantonnés à la sphère privée. (L’art permet cela?)

J’imagine que si nos libertés sont restreintes dans l’espace public, elles se restreignent d’elles même dans l’espace privée.

L’intime peut devenir art et en même temps choquer car on ne peut plus situer le situer. Il se situe de lui même dans un espace intermédiaire c’est à dire un « entre deux qui relie et sépare en même temps les hommes. »

C’est une sorte de langage silencieux, un espace du paraitre. L’influence parfois radicale de la culture et de la politique peut limiter les prise de risques individuelles quelles qu’elles soient, on peut donc être choqué finalement assez facilement, tout est subjectif. Mais les oeuvres des YBA’s sont pour moi une représentation d’une prise de conscience de l’existence de l’univers culturel et de la liberté de chacun.

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J'ai l'impression que toutes les pièces que je réalise ou même celle qui reste à l'état d'idée, sont comme des faits à partir desquels on peut/il faut échafauder des histoires.

Peinture en cours

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Parasite - Hystérie comtemplative

Le parasite comme media. Message-Media

Dans le billet précédent, je me demande en fait si la position d'un artiste, ( en l'occurrence je parlais d'Andy Warhol) n'est pas d'être en quelque sorte une représentation simulée d'un état générale du monde ou voir d'un groupe de personne.

Et cette idée la me parasite un peu la tête donc j'ai décider de partir d'une vidéo que j'ai fait l'année dernière, mais à peine exploitée. c'était une captation d'un écran tv et à l'image un programme de télé-réalité, une femme blonde qui pleure. j' ai ajouté l'ombre de spectateurs au premier plan et l'idée de départ était de créer une situation de mise en abymes pour et par le spectateur. Qui regarde qui? position de voyeur devant un moment qui normalement est sincère et intime.

Je voudrais reprendre ce dispositif de mise en abymes et réaliser une vidéo ou la concentration est mise a rude épreuve. De par la succession d'images contradictoires mais qui sont a la fois issu du même registre. La bande son sera importante car elle devra réveillée l'ouïe a des moments précis, des moments importants ou seule la vue est suscitée. J'aimerais aussi intégrer des sous-titres qui pourraient être la aussi pour semer le doute; explicatifs à certains moments, dubitatif a d'autres ou complètement a coté de ce qui se passe a l'écran.

le but est d'obtenir un objet vidéo avec une annulation du message et de l'utilisation des médias/médiums ( voix off, sous titres,.. ) Je voudrais que ce soit comme une sorte de test sur la concentration que peut induire plusieurs messages/média dans un seul et même médium, en utilisant des extraits de films, reportages et télé réalité où des femmes sont en pleures

Je m'inspire directement de la video de Bas Jan Ader "I'm too sad to tell you" qui lorsqu'il la réalise est vraiment triste et pour moi l'intérêt est bien sûr de ne pas savoir pourquoi du coup je me demande si mettre en scène sa tristesse, ne revient pas à la simuler? En continuant mes recherches sur ce sujet je suis tombé sur des extraits du livre de Jennifer Doyle "Hold it against me" qui pour résumé analyse l'oeuvre de Bas Jan Ader comme étant une sorte d'inscription dans la tradition de l'artiste blanc mélancolique. Je ne sais pas trop quoi penser de cela mais ce qui m'intéresse dans son livre c'est qu'elle dit aussi " She sees this in contrast to how a woman would have been perceived as either acting or in hysterics" En gros si une femme avait réalisé " i'm too sad to tell you " elle aurait été perçu comme une actrice ou comme une hystérique.

De plus, en ce moment avec Dorothée Smith, je me lance dans la réalisation d'un court métrage qui a pour thème central la folie de la solitude, inspiré des personnages de Solaris de Tarkovski. A travers ça, j'ai découvert les travaux Etienne Trillat, Nicole Edelman et un texte de Georges Didi-Huberman " De l'esthétisation de l'hystérie à sa mise en scène contemporaine: Persistance du corps spectaculaire. Tous les travaux cités précédemment sont bien sur inspiré du travail du Dr Charcot.

Avec tout ça, j'en viens a la conclusion que le corps qu'on ne peut pas contrôler, captive l'imagination de celui qui le regarde. Enfin, j'ai vu qu'on avait souvent associé l'hystérie a la femme fatale, ce qui m'intéresse d'autant plus.

L'influence des images dans la création artistique

Comme nous le savons tous très bien, les images qui nous entourent sont faites pour nous marteler le crâne de tel manière qu'elles crées certains réflexes et/ou automatismes. Et a force de taper, et bien ça finit plus ou moins par entrer. Après introduction (grandir?) c'est a chacun de savoir ce qu'il veut faire avec ce qu'il a dans la tête.

Warhol à déclarer vouloir être un artiste commerciale au moment ou l'essor commerciale prend un nouveau tournant et ou l'idée d'individualisme se développe. Je ne peut pas imaginer que cela soit une coïncidence ou qu'il ait fait cela inconsciemment. Donc je me demande si il était en représentation simulée d'un état d'un état de simulation inconsciente de la population ? Peut être a la manière de Jeff KOONS, s'est-il dit que si les gens aimait la soupe, alors il allait leur en servir..

Nietzsche

Dans ce texte de Nietzsche, il me semble « vitale » de parler de la connaissance et de son assimilation.

Le début du texte m'apparait assez flou. Ce « nous autres généreux et riches de l'esprit.. », à qui fait il référence exactement? Nietzsche s'inclut-il dedans? J'ai finalement l'impression qu'il parle des détenteurs du savoir, dans le sens ou ils seraient simplement conscients de ce qu'est la connaissance et donc la vérité. A travers cette métaphore de la fontaine, il interprète la connaissance en fonction de la vie, sachant que pour lui l'intelligence et la connaissance sont subordonnée de la vie. Peut être parle t-il seulement du penseur.

Ce qui m'intérresse le plus dans ce texte, est la fin. A partir de « mais nous ferons comme nous l'avons toujours fait (…) nous redevenons limpide » Qu'est ce que cette transformation?

Nietzsche pensait que la force des connaissances ne réside pas dans leur degré de vérité, mais dans leurs ancienneté, dans leur degré d'assimilation et dans leurs caractère de conditions de vie.

Autrement dit il y a des connaissances qui sont acquises car ancestrales et permettent une certaine base commune en se transmettant bien qu'elles ne soient pas vrai au sens ou la vérité selon Nietzsche est dissocié du bien. Donc selon nos valeurs occidentales du bien et du mal et si on appliquait la théorie de Nietzsche, on ne pourrait plus dire que ce qui est bien ou vrai (?) en fait cette histoire de fontaine semble être une métaphore qui représente l'homme libre, capable de décider lui même de ce qui est vrai ou pas, donc de ce qu'il connait ou pas.

C'est le droit de choisir sa manière de penser. (..???)

gloominess - 1

I am bored as well your old great grandfather which died a thousand years ago. Nothing to do. I don't even want to shit. naked on my bed i heard you wasted your life. all your outpourings does not matter. you're off and god too.

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Beat Generation

To understand where the beat generation comes from we need to place ourselves in the 50's. We are in the US, WWII has finished and the nation is victorious.The economy has grown more than suficiently and for most it's an Eldorado, « the » american dream lives in everybody 's mind. Thanks to; the politicians speeches,TV, cinema and more particularly Hollywood, a real dream factory.

however on the other side of the coin the youth are becoming agitated, bringing into questions issues of; poverty, racism and equality. This ever growing movement is mostly composed of youngsters who reject repression and assert themselves as having an alternative mind and an other way of life and thinking. They are conceived in a society where each has the right to satisfy his or her instinctual needs, its the beginning of the Beat Generation.

It is a literary, social, cultural and artistic movement inspired by J.Kerouac, W.Burroughs, and A.Gingsberg and many more to come. Underground they are, they don't see themselves as writers, poets or any kind of fucking artists. So they produce spontaneous masterpieces to provide a free and rhythmic prose. Drugs, mostly marijuana are not prohibited but used as spiritual liberators. From this first revolution, the hippie movement was born. The Beat Generation rejects bourgeois taboos for exemple sex, there society and conservative ways of thinking. They wanted a simple life and desired to create a simple sense of society without; hypocrisy, prejudice and artificial needs.

The Beatniks have each got there own literary style. There most known writings are Howl by Gingsberg, On the road by Kerouac and Naked Lunch by Burroughs. Howl has became cult hit because it has the same intentions of this movement , that is to say its an outrageous scream against the US of this time. This destruction between political and artistic act refers to the Dada's movement...

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(work in progress)

peinture nu integral work in progress

objectif: s'affranchir de la représentation du corps nu (féminin) ou plutôt de le désacraliser en lui portant plus ou moins atteinte.

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Désengagement

autoportrait ( a finir)

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Hétérotopie

A partir de mes cheveux, je peux changer d'identité, de personnalité, de regard, de point de vue... En fonction de ce changement, c'est l'espace autour de moi qui se transforme, mais de manière subjective. La perception projeté d'un autre moi, permet la création d'un espace vide et en même temps concret et réel.

Nu intégral

Le rapport du réel aux images.

La transformation du réel et la représentation du désir en image.

je voudrais me servir du réel comme structure de l'image. A partir des images publicitaires ( de mode ) qu'on trouve par exemple sous les abris-bus, nous trouvons une structure de la réalité réel faussé car cette réalité se confronte a des images contrôlées et introduit a l'homme des désirs impossible à atteindre ( technicité photographique ).

Le but a atteindre dans ce projet est comme dit Lancan que « le monde est bel et bien réel mais pour que nous ayons accès à quelque chose comme la réalité il faut que ce qui fait du monde réel, un monde y exclut la présence du réel comme tel »

A partir d'une analyse comparative de la venus du titen et de l'olympia de manet avec je vais essayer de recréer ce décalage.

Je trouve que la peinture du titien à quasiment les mêmes codes que l'image publicitaire.

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Nous avons ici des représentations de corps « modifié » pour correspondre a des archétypes. les poses sont sensuelles, chaque détail compte.

Le Titien peint une femme nu, représentant la Venus, déesse grec. Cette femme est censé ressembler au canon de beauté de l'époque, idem avec la pub.

Cette image publicitaire correspond aux stéréotypes de beauté contemporains. (C'est la loi des normes imposés.)

Dans ces images tout est fait pour nous séduire. La pose des jeunes femmes, les mains, le regard. Il y a une douceur plus ou moins égale qui se dégage d'elles. Cela est dû aux courbes, les formes des femmes, le pli des draps, le canapé matelassé.

De plus dans le tableau le choix des couleurs donne cet effet de chaleur apaisante. Chaque détails compte, rien n'est laisser au hasard.

L'olympia de Manet.

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300 ans plus tard Manet réalise sa représentation de la venus, en s'inspirant largement du Titien. Cette toile est bien plus provocante que la précédente, malgré les similitudes. Ici nous ne sommes pas face a une déesse mais bien a une jeune femme de l'époque. En tant qu'impressionniste, je trouve que Manet s'inscrit dans une plus grande réalité, ce qui donne a voir un autre nu. Le regard et la pose sont froids, cela pourrait traduire une certaine indifférence. La coiffure est nickel, le bandeau autour du coup nous donne a voir un visage isolé, une tête décapitée. Son air est supérieur, voir dédaigneux. Elle n'essaye pas de nous charmer. A cela s'ajoute, l'utilisation massive de blanc qui renforce cette froideur.

FIPA

L'année dernière j'ai été très impressionnée par les films de la catégories jeunes créations, donc j'attendais surtout ça pour cette année du Fipa. Dans l'ensemble j'ai été un peu déçu.

En présence ( piedad silensioca )

le film était très beau et poétique, grâce a des mises en scènes qui me plaisent. On a un groupe de musiciens espagnoles, seuls sur scène. Le chanteur commence une chanson, qui s'avère être une chanson sur l'abandon, la maternité ou le mère, la tristesse, mais a été écrite avec un sujet féminin. Donc déjà on a ce petit décalage très poétique. Ce qui m'a toucher le plus, c'est lorsque qu'on se rend compte que le groupe est seul dans cet amphithéâtre. On assiste en faite a une répétition, je trouve que cela intègre le spectateur dans le film. Le seul public, c'est nous. Donc une certaine intimité s'installe. Puis on a un dernier personnage qui entre en scène ou plutôt qui se cache. Ue femme est attirer par la voix qu'elle entend, elle observe en secret et est complètement bouleversé. Pourquoi? La voix? La chanson? La solitude? Peut être un peut tout, comme moi.

En attendant le dégel

j'ai adorer le début. Tout d'abord grâce à la situation. Un trio. Une tension certaine et un lieu dont on ne peut s'extraire. Un peu a la huit clos de Sartre. Un groupe d'amis ( 2 hommes et une femme )roule dans un camion, sur les routes de campagnes enneigés. Ils reviennent d'un déménagement et tombe en panne. Il y a des plans que j'ai trouvé très beau, comme lorsqu'ils sont installés dehors sur la avec le mobilier de maison sur un arrière fond de neige. Étant donné que la tension est palpable entre les deux hommes, on se doute que ca va bien finir par éclater a un moment. Ce qui n'arrive pas vraiment finalement. Donc le film tourne autour d'un scénario bien écrit, et du jeu des acteurs vraiment bon.

boobies

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Courbet (le scandaleux) précurseur du groupe Medvedkine

Précurseur ou plutôt quels sont leurs points communs étant donné qu'ils n'appartiennent pas a la même époque?

commençons par Gustave Courbet. Artiste du 19e siècle, mais pas seulement. Courbet était aussi un homme engagé dans la politique de son pays. mais la peinture reste quand même son activité principale. Dès le début de sa carrière il remet en question les conventions de l'époque par rapport a l'art. Il remet en cause à la fois le statut de l'œuvre d'art, le jugement du salon, le rapport de l'artiste au pouvoir, l'image de l'artiste lui-même. Courbet rêve aussi d'une autre société, celle ou la bourgeoisie n'écraserait pas le reste de la population. Ou cette société de riches intellectuels s'enrichit aux dépens d'une pauvreté grandissante.

"J'ai lutté contre toutes les formes de gouvernement autoritaire et de droit divin, voulant que l'homme se gouverne lui-même selon ses besoins, à son profit direct et suivant sa conception propre"

rêve d'égalité des classes?

a travers ses idées et son travail il oscille entre liberté individuelle, socialisme, et libéralisme. ses peintures font scandale a cette époque car dans un soucis de réflexion actuelle, Courbet se désigne comme peintre réaliste. Jusque la l'art pompier était roi, rempli de code et ne traitant que d'une chose : l'histoire. en se déclarant peintre réaliste, Courbet peint le réel comme il le voit. je pense qu'en tant que personnage avec une conscience politique aussi forte, il se devait d'en appliquer les codes a sa peintures, c'est a dire qu'il peint des images de la vérité, tels qu'elles sont, sans modification peut être pour en comprendre les ressorts profonds.

si on analyse les baigneuses par exemple, thème déjà travaillé par d'autres peintres. si on le compare a cet art pompier, il est clair que le scandale est net. en effet il reprend ce thème de manière provocatrice. c'est d'abord une représentation de la beauté de la femme idéalisé mais en vrai c'est a dire qu'elle n'est pas du tout idéalisée. elle est belle, forte et a les pieds sales. La saleté corporel représentait la saleté de l'âme à cette période. la femme assise sur le sol a coté, est plutôt avachie donc pas du tout gracieuse. De plus le format monumentale de la peinture, jusqu'ici réservé aux figures nobles ou historique de la société, renforce l'aspect provocateur de la peinture. Je pense qu'il a eu un besoin profond de sortir de cette beauté presque absurde par leur aspect parfait et réalisé la plus propre des réalité et c'est ce qui me plaît dans la peinture.

autre exemple avec les paysans de Flagey revenant de la foire. Ce tableau représente des paysans qui reviennent de la foire de Salins avec leurs achats. Les plus riches sont à cheval, les plus pauvres à pied. On voit une différence de classes sociales propre au réalisme qui représente la société telle qu'elle est, avec ses différences de classes. on a l'impression que des détails ont été rajoutés apres la fin du tableau, peut être pour ajouté du réalisme ou encore pour faire un pied de nez a l'art pompier qui était plutôt dans la profusion des détails.

Le groupe Medvedkine pourrait être l'héritier de Courbet dans le sens ou, à l'occasion de grèves ouvrières, une poignée de réalisateurs, de techniciens et quelques dizaines d'ouvriers des usines Rhodiaceta de Besançon et Peugeot de Sochaux, ont décider de travailler ensemble pour dénoncer les conditions de travail des ouvriers.

Le groupe réalise 14 films entre 1967 et 1974. Des documentaires sur la fin d'une utopie du monde ouvrier. Six heures de films et sept années où les travailleurs se réapproprient le cinéma, détourne son instrumentalisation bourgeoise, transforment un outil pour « abrutir les masses » en témoignages de leur vie.

on assiste en 1968 à la prise de conscience progressive d’un groupe social qui se forme et construit des traditions et une culture spécifiques. exactement comme le fit le mouvement ouvrier mais la il est plus question de l'homme, de la liberté et de l'art.

Pol Cèbe envisage un projet où les ouvriers de Besançon pourraient prendre en main leur émancipation par la réappropriation d’une culture détenue par la bourgeoisie. le cinema. Chris Marker et Marrio Marret s'engage avec lui. a bientôt j'espère est la résultante de cette alliance. dans ce film tout n'est que réalité. on y voit des ouvriers parler. Parler de leurs conditions de travail. on s'attendrait par exemple à ce qu'ils se plaignent des salaires pas très élevée alors que le travail est souvent rude, mais non, ce sont plus ces conditions difficiles de travail qui déteignent sur leur qualité de vie qui sont à l'honneur. être ouvrier ne laissait presque aucune place a la culture, et ce manque d'acces a la culture est bien présent aussi, on ressent cette envie d'autre chose.

le cinema devient ici une arme, un instrument de la classe, de la guerre

Ces hommes, tout comme Courbet dévoilent une vision actuelle et réelle de leur époque, et surtout se positionnent politiquement a travers leurs travaux. Leurs réalisme se situe donc à plusieurs niveaux : il tient à la fois de la restitution d'un réel social, d'un réel perçu et vécu, et d'un réel palpable.

photos collection

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La poupée n'est plus, on ne la voit plus. Elle est vestige d'elle même. Il ne reste que des morceaux. Ces morceaux hors contexte se dématerialisent. Ils représente des volumes flottants dans un espace lumineux. Et c'est cette lumière qui le rematerialisent. Ils gagnent en préciosité et en mystère, grace a une echelle incertaine. La lumière les sculptent, autant qu'elle les alourdit et les évapore. Cette préciosité gagné est en contraste même avec la nature de l'objet qui est en plâtre.

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