Le rapport du réel aux images.

La transformation du réel et la représentation du désir en image.

je voudrais me servir du réel comme structure de l'image. A partir des images publicitaires ( de mode ) qu'on trouve par exemple sous les abris-bus, nous trouvons une structure de la réalité réel faussé car cette réalité se confronte a des images contrôlées et introduit a l'homme des désirs impossible à atteindre ( technicité photographique ).

Le but a atteindre dans ce projet est comme dit Lancan que « le monde est bel et bien réel mais pour que nous ayons accès à quelque chose comme la réalité il faut que ce qui fait du monde réel, un monde y exclut la présence du réel comme tel »

A partir d'une analyse comparative de la venus du titen et de l'olympia de manet avec je vais essayer de recréer ce décalage.

Je trouve que la peinture du titien à quasiment les mêmes codes que l'image publicitaire.

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Nous avons ici des représentations de corps « modifié » pour correspondre a des archétypes. les poses sont sensuelles, chaque détail compte.

Le Titien peint une femme nu, représentant la Venus, déesse grec. Cette femme est censé ressembler au canon de beauté de l'époque, idem avec la pub.

Cette image publicitaire correspond aux stéréotypes de beauté contemporains. (C'est la loi des normes imposés.)

Dans ces images tout est fait pour nous séduire. La pose des jeunes femmes, les mains, le regard. Il y a une douceur plus ou moins égale qui se dégage d'elles. Cela est dû aux courbes, les formes des femmes, le pli des draps, le canapé matelassé.

De plus dans le tableau le choix des couleurs donne cet effet de chaleur apaisante. Chaque détails compte, rien n'est laisser au hasard.

L'olympia de Manet.

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300 ans plus tard Manet réalise sa représentation de la venus, en s'inspirant largement du Titien. Cette toile est bien plus provocante que la précédente, malgré les similitudes. Ici nous ne sommes pas face a une déesse mais bien a une jeune femme de l'époque. En tant qu'impressionniste, je trouve que Manet s'inscrit dans une plus grande réalité, ce qui donne a voir un autre nu. Le regard et la pose sont froids, cela pourrait traduire une certaine indifférence. La coiffure est nickel, le bandeau autour du coup nous donne a voir un visage isolé, une tête décapitée. Son air est supérieur, voir dédaigneux. Elle n'essaye pas de nous charmer. A cela s'ajoute, l'utilisation massive de blanc qui renforce cette froideur.